10 conseils pour faciliter vos expéditions et offrir une expérience de livraison optimale

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Mise à jour le
1/7/2026

Comment éviter les mauvaises surprises de livraison après une collecte ? En anticipant les coûts, les zones d’expédition, les emballages, les adresses et le temps de colisage avant même le lancement.

Lors d’une campagne de financement participatif avec contreparties physiques, l’expérience ne s’arrête pas à la jauge : elle se prolonge jusqu’au colis reçu par vos contributeurs et contributrices. Voici 10 conseils pratiques pour préparer cette étape avec prudence, sans sous-estimer le temps ni les frais.

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Pourquoi anticiper les expéditions dès la préparation de votre collecte.
  • Comment éviter de sous-estimer les frais de port, l’emballage et le colisage.
  • Quels réflexes garder pour vérifier les adresses et organiser les étiquettes.
  • Comment garder une bonne expérience contributeur après la collecte.
Mini-sommaire
Illustration montrant des colis et enveloppes prêts à être expédiés, avec une checklist logistique et un camion de livraison

La livraison se prépare dès le budget de campagne. Avant de promettre une contrepartie physique, estimez son coût complet : fabrication, emballage, frais de port, temps de préparation, éventuels retours et marge de sécurité. Ce travail vous évitera de transformer une collecte réussie en casse-tête logistique.

Les conseils ci-dessous restent volontairement prudents : chaque produit, chaque pays de livraison et chaque transporteur peut avoir ses contraintes. L’objectif est de vous donner les bons réflexes, pas de remplacer un devis ou un accompagnement logistique adapté.

1. La base : ne sous-estimez pas la livraison

Lors de la préparation d’une collecte avec des contreparties physiques, n’oubliez pas ce point essentiel : dans un futur proche, vous allez devoir livrer…  “Pendant une campagne Ulule, on est hyper focalisés sur la collecte et les produits. On met un peu de côté la logistique liée aux expéditions. On la sous-estime trop, au point de vue du coût et du temps passé”, explique Maugan Peniguel, co-fondateur de la marque de vêtements de sport Nosc, en campagne sur Ulule en 2018

2. Anticipez les coûts de livraison

Bien sûr, les coûts de livraison doivent être inclus dans le budget global de la campagne. Un nouveau fonctionnement par zone disponible sur Ulule vous permet de mieux gérer vos méthodes et frais tout en économisant du temps.

👉 Pour en savoir plus, consultez notre article De l’importance de bien évaluer ses coûts de livraison pour vos contreparties.

3. Diversifiez les options de livraison

Que ce soit pour une campagne ou pour un fonctionnement quotidien, “diversifier les options de livraison (en point relais, à domicile, en express…) permet de laisser un maximum de choix à vos clients… Et donc de ne pas les perdre !”.

4. Fixez des frais de port pertinents

Comment déterminer les frais de port à facturer aux contributeurs et contributrices (et plus tard, à votre clientèle !) ? Alors qu’il est souvent conseillé d’intégrer les frais de port au prix des contreparties lors d’une campagne de crowdfunding, la donne est différente sur un eshop. “Je ne pense pas qu’il faille toujours offrir, pour que les consommateurs et consommatrices se rendent compte que ce sont des frais qui doivent être imputés”, observe Maugan de Nosc. 

En revanche, la plupart des entreprises proposent des frais de livraison en point relais gratuits à partir d’un certain montant de commande. C’est un équilibre délicat. “Je cherche à proposer un compromis entre ce qui fait plaisir au client et ce qui peut l’inciter à acheter un peu plus, mais sans demander des choses démesurées”, observe Etienne Millerioux, fondateur de Vie.gne, des produits engagés issus de la vigne, en campagne pendant l’été 2021

5. Si possible, prévoyez des enlèvements

On en connaît, des porteuses et porteurs de projets qui ont multiplié les allers et retours à la Poste, la voiture pleine à craquer ou même le sac à dos rempli de paquets ! Même si ce moment peut paraître fort ou plutôt rigolo, choisir une solution d’enlèvement (les paquets sont récupérés à l’adresse de votre choix) peut grandement vous simplifier la vie. 

6. Étalez les livraisons 

“Nous avons proposé des délais de livraison différents : juste après la campagne pour nos petites pièces en stock, un peu plus tard pour les plus gros sacs. Une façon de faire bien moins énergivore”, conseille Tine Collard, fondatrice de la marque de maroquinerie haut de gamme et Made in France Nodie’s, en campagne sur Ulule au printemps 2024. 

7. Mettez à jour les coordonnées

Une fois la campagne bouclée, il va falloir entrer dans le vif du sujet. Mais oui, en l’espace de quelques mois, les gens peuvent déménager. D’où le conseil d’Etienne, pour éviter des couacs chronophages : “avant d’imprimer les étiquettes, envoyez un message à vos contributeurs et contributrices pour leur demander de vous écrire en cas de changement d’adresse”.

8. Préparez les étiquettes

À la fin de votre campagne, vous recevrez un fichier excel regroupant toutes vos contributions, avec les coordonnées de chacun et chacune. C’est la clé de voûte de vos livraisons !

👉 Comment télécharger l’export détaillé des contributions ? Comment générer des étiquettes ? Lisez notre article !

Petite astuce supplémentaire : “Pour éviter de renseigner le poids de chaque colis, fixez un poids moyen par tranche. Par exemple, vous savez que votre contrepartie 1 fait entre 600 et 650 g. Renseignez 750 g pour tout le monde !”, conseille Etienne. Vous pourrez ainsi rajouter un goodie si besoin sans vous prendre la tête… Et sans peser chacun des colis. 

9. Organisez le colisage

Emballer une contrepartie avec amour, l’installer délicatement dans un colis ou une enveloppe, imprimer et coller des centaines et des centaines d’étiquettes… Voici venu le moment du colisage, l’aboutissement d’une collecte ! C’est souvent un moment intense. D’ailleurs, il n’est pas rare que les proches mettent la main à la pâte ! “À la fin de ma campagne, j’avais environ 450 colis à préparer, et près de 6000 savons à emballer. Mon salon s’est transformé en centre d’emballages ! Des amis sont venus m’aider, c’était vraiment le rush”, raconte ainsi Etienne. 

Mais, comme le rappelle Maugan de Nosc, après cette phase exaltante, “on ne peut pas créer une entreprise sur ces fondements. Dès que possible, il faut automatiser un maximum. La valeur ajoutée des fondateurs et fondatrices n’est pas dans l’étiquetage, mais dans tout le reste !”.

10. Emballez-bien

Cela peut sembler évident, mais un emballage adapté, c’est aussi la clé d’une livraison optimale ! Ce choix dépend bien sûr de votre catégorie de produits. Nosc utilise par exemple de grandes enveloppes à soufflet pour ses vêtements de sport. Tine de Nodie’s sélectionne trois catégories de colis auprès de son fournisseur à Montélimar : un format pour les accessoires, un autre pour les sacs à main et un dernier pour le sac de voyage. Un critère à noter, si votre produit le permet : “ne pas dépasser 3 cm d’épaisseur est intéressant. Le paquet passe dans la boîte aux lettres, c’est plus simple pour la livraison”, recommande Maugan Pëniguel 

Les savons d’Etienne font vite un poids non négligeable : il choisit donc un carton assez épais, avec du papier de calage ou de la fibre de bois. En règle générale, les colis ont horreur du vide ! Pour ses plus gros colis destinés à des boutiques (10 à 15 kg), l’entrepreneur conseille de bien renforcer les coins. Son expérience personnelle lui fait ajouter : “évitez les colis au-delà de 20 kg. Cela augmente le risque de produits endommagés, malgré les étiquettes “fragile”. Faites plutôt deux colis !” 

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