Travailler avec des influenceurs peut aider à faire connaître votre projet, à condition de choisir des profils cohérents avec votre univers, de préparer un message clair et de tester des formats réalistes.
L’objectif n’est pas de payer quelqu’un pour “faire vendre” à votre place. C’est de créer une rencontre crédible entre votre projet, une communauté déjà attentive à votre sujet, et une prise de parole transparente.
Ce que vous allez apprendre dans cet article :
- Pourquoi l’influence peut être utile avant une campagne Ulule, sans être une solution miracle.
- Comment choisir des créateurs de contenu par affinité d’audience plutôt que par taille.
- Comment préparer un message de prise de contact simple, clair et respectueux.
- Quels formats proposer : test produit, coulisses, live, concours, prévente ou entretien.
- Comment commencer petit, mesurer les retours et ajuster sans dépenser trop vite.
Qui est Hugo Budillon ?
Hugo Budillon, de l’agence 18h08, a participé à un webinaire Ulule Connect consacré au travail avec les influenceurs et les créateurs de contenu, désormais disponible en replay. Dans cet échange, il partage des repères pratiques pour comprendre quand ce levier peut être utile, comment l’aborder, et pourquoi il doit rester intégré à une stratégie de communication plus large.
Cette présentation reste volontairement factuelle : l’idée n’est pas de recommander une agence ou une méthode unique, mais de transformer les enseignements du webinaire en conseils actionnables pour les porteurs et porteuses de projet.
Pour approfondir le sujet : vous pouvez voir l’échange complet et les exemples partagés dans le webinaire Ulule Connect, désormais disponible en replay : « Travailler avec des influenceur(euses) : Pourquoi, comment ? ».

Pourquoi l’influence peut être utile avant une campagne Ulule ?
L’influence peut aider à faire connaître un projet parce qu’elle crée un relais de confiance auprès d’une audience déjà rassemblée autour d’un centre d’intérêt. Pour une campagne Ulule, ce relais peut être intéressant avant le lancement : il permet de présenter l’univers du projet, de tester l’intérêt d’une communauté et de préparer le terrain avant l’ouverture de la collecte.
Mais il faut rester lucide. Un influenceur ne remplace ni votre page Ulule, ni votre réseau proche, ni votre newsletter, ni votre travail de suivi. Il ne “garantit” pas des ventes. Il peut, en revanche, donner de la visibilité à un moment précis, apporter un regard extérieur, créer du contenu réutilisable, ou ouvrir une porte vers une communauté plus large.
Le bon point de départ consiste donc à intégrer ce levier dans votre plan de communication de collecte, au même titre que vos réseaux sociaux, vos emails, vos relais presse, vos partenaires et votre communauté existante.
Comment choisir les bons influenceurs ?
Le premier réflexe à éviter est de regarder uniquement la taille de l’audience. Un compte très suivi mais éloigné de votre sujet peut produire peu d’attention utile. À l’inverse, un micro-influenceur avec une communauté plus petite, mais très engagée autour de votre univers, peut être plus pertinent.
Posez-vous trois questions simples : est-ce que cette personne parle déjà à des gens qui pourraient comprendre votre projet ? Est-ce que son ton est compatible avec le vôtre ? Est-ce que ses contenus suscitent de vraies réactions, pas seulement des vues ou des likes rapides ?
Pour un projet de prévente, d’édition, de jeu, de food, d’artisanat ou de mode, l’affinité compte souvent plus que la notoriété. Cherchez des créateurs qui savent raconter un objet, tester un produit, visiter un atelier, expliquer une démarche ou faire découvrir une marque naissante. C’est cette cohérence qui rend le partenariat crédible.
Comment contacter un influenceur sans faire un message froid ?
Un bon message de prise de contact doit être court, personnalisé et très clair. Évitez le copier-coller envoyé à cinquante personnes. Commencez par montrer que vous connaissez le travail de la personne : un format, une vidéo, un angle ou une communauté qui vous semble en lien avec votre projet.
Ensuite, expliquez votre projet en une ou deux phrases. Dites ce que vous préparez, pourquoi cela peut intéresser son audience, et ce que vous imaginez comme collaboration. Plus votre demande est floue, plus la personne devra faire le travail à votre place. Et ce n’est jamais un bon début.
Voici une structure simple : qui vous êtes, ce que vous lancez, pourquoi vous contactez cette personne en particulier, quel format vous proposez, quel calendrier vous avez en tête, et comment vous pouvez lui faciliter le travail. Si vous avez déjà une page de présentation, un kit visuel, un prototype, une contrepartie test ou une page Ulule en préparation, dites-le.
Quels formats proposer à des créateurs de contenu ?
Le format dépend du projet, du canal et du niveau d’implication attendu. Pour une campagne Ulule, plusieurs pistes peuvent fonctionner : un test produit, une vidéo coulisses, une interview du fondateur ou de la fondatrice, une visite d’atelier, un live, un concours, un partage de prévente, ou une série de contenus courts avant et pendant la collecte.
Le format le plus utile n’est pas forcément le plus spectaculaire. Une story très claire au bon moment, un post bien contextualisé ou une vidéo qui explique le “pourquoi” du projet peut être plus efficace qu’un contenu très produit mais déconnecté de la campagne.
Si vous préparez une prévente, pensez aussi au lien entre le contenu et la page Ulule. La personne qui découvre votre projet doit comprendre rapidement ce que vous proposez, pourquoi la collecte existe, et ce que sa contribution rend possible. Pour cela, votre contenu d’influence doit rester cohérent avec votre page, vos visuels, vos contreparties et votre stratégie de prévente.
Comment éviter de dépenser trop vite ?
Le marketing d’influence peut vite devenir flou si vous partez sans cadre. Avant de prévoir un budget important, commencez petit : quelques prises de contact bien ciblées, un premier format test, un calendrier simple et des indicateurs faciles à suivre.
Vous pouvez mesurer plusieurs signaux : réponses obtenues, visites vers votre page de pré-lancement, inscriptions à une newsletter, commentaires qualifiés, demandes d’information, partages, ou contributions pendant la campagne. Aucun indicateur ne raconte tout à lui seul, mais leur combinaison vous aide à décider si le partenariat mérite d’être prolongé, ajusté ou arrêté.
Gardez aussi une marge de manœuvre. Si un format ne fonctionne pas, ce n’est pas forcément que l’influence “ne marche pas”. Peut-être que le brief était trop vague, que le timing était mauvais, que l’audience n’était pas la bonne, ou que la page de destination n’était pas assez claire. Mesurer sert surtout à apprendre vite.
Comment intégrer l’influence dans une communication plus large ?
L’influence fonctionne mieux quand elle n’est pas isolée. Un contenu publié par un créateur peut être relayé dans votre newsletter, repris sur vos réseaux sociaux, intégré à une actualité Ulule, ou utilisé pour relancer votre communauté. À l’inverse, une campagne déjà active sur vos propres canaux donne plus de matière à un influenceur.
Préparez donc votre écosystème avant de contacter des créateurs : une page claire, un lien facile à partager, des visuels propres, quelques messages prêts, et un calendrier réaliste. Si vous n’avez pas encore posé ces bases, commencez par préparer votre communication de collecte avant d’ajouter un levier supplémentaire.
Vous pouvez aussi articuler l’influence avec d’autres relais : presse locale, médias spécialisés, partenaires, communauté métier, ambassadeurs, clients existants. Sur certains sujets, les frontières sont poreuses entre influence, médias et réseaux de niche. L’important est de choisir les relais qui parlent vraiment à votre public.
Quelles erreurs éviter avec les influenceurs ?
La première erreur consiste à choisir une audience trop large et trop éloignée. La deuxième est de demander “un post” sans brief précis. La troisième est de promettre ou d’attendre des ventes immédiates, comme si un contenu suffisait à déclencher une campagne.
Évitez aussi les partenariats peu transparents. Si une collaboration est rémunérée, dotée ou organisée avec une contrepartie, elle doit être présentée clairement. C’est une question de confiance pour l’audience, pour le créateur de contenu, et pour votre projet.
Enfin, ne laissez pas l’influence absorber toute votre énergie. Votre première force reste souvent votre cercle proche, vos premiers soutiens, votre capacité à raconter le projet et votre régularité. Les influenceurs peuvent amplifier un message clair ; ils auront beaucoup plus de mal à compenser un message qui ne l’est pas encore.
En résumé : faut-il travailler avec des influenceurs avant une campagne Ulule ?
Oui, si le partenariat est ciblé, préparé et intégré à votre stratégie globale. Non, si vous cherchez une solution miracle ou un raccourci pour vendre sans construire votre communauté.
Le bon réflexe est simple : partez de votre public, trouvez les créateurs qui lui parlent déjà, proposez un format réaliste, facilitez leur travail, puis mesurez ce que cela apporte réellement à votre lancement. C’est moins spectaculaire qu’un “buzz”, mais beaucoup plus utile pour construire une campagne solide.
Pour aller plus loin sur les canaux complémentaires, vous pouvez aussi lire nos conseils pour communiquer sur les réseaux sociaux pendant un crowdfunding et pour mobiliser les médias autour d’une collecte.
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